Dernier Coup de Pédale

( titre provisoire )

 

 

 Production : Compagnie Quand On Est Trois

Livret : Rémi De Vos

Musique : François Miquel

Mise en scène : Alma De Villalobos

 

 

3 chanteuses, 3 chanteurs, 3 instrumentistes

Avec Emmanuelle Goizé, Gilles Bugeaud et Pierre Méchanick

Distribution en cours

 

Contact compagnie : 06 95 85 73 86 quandonest3@gmail.com

Contact diffusion : Julia Lenze : jlenze.diffusion@gmail.com

 

Création 2020/2021

 

 

 

Après avoir connu un large succès avec AZOR et OH-LA-LA OUI OUI ( Théâtre de l'Athénée 2017 et 2019 ), la compagnie Quand On Est Trois récidive avec une création originale : une opérette.

Exercice de haute voltige théâtral, archétype fabuleux, inspirant à la fois méfiance et admiration mais garant d’une jouissance idiote irrésistible, l’opérette nous a toujours inspiré. Nous l’avons souvent dynamitée, il était temps d’en créer une à notre envie.

 

Nous avons demandé à Rémi De Vos d'être l'auteur de cette pièce parce qu'il est, par filiation becketienne, le plus à même de transformer la comédie de l'absurde en poème tendre de la tragédie humaine. 

 

Le sujet de la pièce est venu des profondeurs de nos angoisses communes et de nos émerveillements d’enfants ; nous pouvons le résumer ainsi : 

La canicule sévit en ce mois de juillet et l’effervescence est à son comble car le Tour de France va passer devant la maison de retraite. Personnels et patients veulent assister au passage des coureurs exceptée la directrice qui n’a en tête que la santé de ses pensionnaires. A ce titre, elle aimerait bien connaître la cause réelle du décès du doyen de la maison : a-t-il étouffé sous la chaleur ou sous l’étreinte amoureuse de sa voisine de couloir ? Difficile à savoir, d’autant que cette enjôleuse nonagénaire est atteinte d’un Alzheimer sévère qui lui vaut tous les alibis et que le seul témoin potentiel est sourd comme un pot. Une intoxication alimentaire générale viendra compliquer un peu plus la vie de l’établissement.

 

Pour composer la musique de Dernier Coup de Pédale, nous avons choisi François Miquel. Brillant clarinettiste et merveilleux pianiste, Francois nous a souvent accompagnés sur les scènes lyriques. Et puis, nous avons découvert ses compositions ( pour le « Faust, une légende Allemande » de Murnau, 1926 ), ses orchestrations ( la 4ème de Brahms ) et nous avons adoré sa musique. Résolument contemporaine, elle n’en est pas moins imagée et émouvante. Tout ce que nous voulions pour notre création. 

L’instrumentarium proposé par François ( trio de saxophones ) donnera une palette de couleurs étonnantes, à la fois sombres et brillantes, douces et éclatantes. 

François sait dans quoi il s’embarque, il a dit oui. C’est un ami.

 

La compagnie Quand On Est Trois 

 

 

 On aimerait que tu nous écrives une opérette. 

 

Pardon ? 

Une opérette. Pour nous. Que tu l’écrives.

 

Moi, une opérette ? Mais oui, pourquoi pas ? Une opérette ! Hop ! hop ! Rien que le mot. Trompette, tripette, escampette… Ah oui une opérette, vite ! Fuir l’esprit de sérieux qui est partout et que j’abhorre. Une opérette ! Maintenant ! Tout de suite ! Merci de me proposer d’écrire une opérette, Emmanuelle, Pierre et Gilles ! Je n’en ai jamais écrit d’opérette mais apparemment vous ne le savez pas, tant pis c’est dit et si c’est dit c’est dit ! Bon alors vous avez une idée de quoi elle pourrait parler cette opérette ? 

 

Nous avons trois idées. 

(Ça chauffe ! Ça chauffe ! Jamais travaillé avec des chanteurs.) Oui ? Je vous écoute. 

D’abord, que ça se passe dans un Ehpad.

Un Ehpad ? Mais pourquoi pas ? Beckett en chansons ! Super idée ! allons-y ! 

Attends, attends, on a encore deux idées. 

Ah oui c’est vrai. Quoi d’autre alors ? 

Le tour de France. Parce qu’on est fans. Enfin pas Emmanuelle, mais nous oui. 

Mais pourquoi pas ? Pourquoi pas ? J’aime bien le vélo. Et la troisième idée ? 

Le problème des prothèses mammaires qui explosent. 

Le problème… des quoi ?

C’est arrivé. 

Ah oui mais c’est très difficile à traiter ça, le problème des prothèses mammaires qui explosent. Vous savez quoi ? On va partir de l’idée du tour qui passe devant un Epahd et que c’est la folie à l’intérieur parce qu’ils sont tous fanatiques de vélo. Vous en dites quoi ? 

Ouais, super idée. 

Super, ouais. 

Sauf la directrice qui n’aime pas le vélo. Ça l’intéresse pas du tout. 

Ah très bien. 

Bon alors c’est parti. 

 

Et c’est ainsi que les trois chanteurs repartèrent de leur côté et que l’auteur reparta du sien. 

Et que depuis les trois chanteurs attendent et que l’auteur écrit. (Ah oui mais c’est comme ça, je ne peux pas aller plus vite que la musique !)

 

Mais bon, tout va bien, encore un peu de patience… La pièce est folle, mais le genre l’exige. (Pas folle au point de faire fuir le public, amis producteurs, rassurez-vous.) Des rires en cascades, c’est tout ce que j’ai en tête. J’ai déjà le titre : Dernier coup de pédale.

Rémi De Vos

 

 

 

 

   

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je viens du monde de la comédie musicale

 

 

Je viens de " l'entertainment". J'ai  dansé et chorégraphié des spectacles pour Jérôme Savary, Mario Gas, Stephan Druet… Ils m'ont initiée à l'art de la scène.

Aujourd’hui, ma curiosité, ma passion pour le spectacle, mon envie de me laisser surprendre, m’amène à la mise en scène.

 

C’est avec ardeur que je travaille avec chaque artiste, danseur, comédien, chanteur ou instrumentiste. Comme chorégraphe j’ai la chance de sculpter le corps, de lui donner de la vie avec le mouvement, de lui donner sa place dans l’espace, de trouver sa plasticité et sa beauté, et de sentir ce corps s’exprimer . Tout ça c’est l’art de la danse. 

La pièce de Rémi De Vos est un éventail d’émotions et de troubles. Elle est drôle et émouvante. Il y a de l’amour et du délire mais surtout de la fragilité dans les personnages. Oui, c’est une opérette contemporaine qui nous parle de la vie jusqu’à son dernier soupir. Une belle gageüre pour une chorégraphe / metteuse en scène !

C’est pour ça que, quand Emmanuelle, Gilles et Pierre, m’ont proposé de faire la mise en scène de « Dernier coup de pédale » j’ai adoré l’idée.

Il n’y a pas d’âge pour aimer ni pour oser. 

Alma De Villalobos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 C’est quoi une opérette ? 

 

…c’est un p’tit opéra ? Comme un galopin l’est à une pinte d’Heineken ? ... Pas exactement. Ça ne tient pas à son format mais plutôt à l’alternance texte/musique, ce qui n’est pas le cas d’un opéra.

Je suis Francois Miquel, je suis clarinettiste, saxophoniste, pianiste et compositeur. J’ai joué énormément d’opérettes. Je ne peux décrire l’enthousiasme qui m’étreint à l'idée d’écrire une opérette contemporaine. Rêver que la musique ne quittera pas tout de suite le public une fois dans la rue. Créer l’assemblage de l’équipe : tellement excitant ! Le plaisir immense de s’exprimer dans un style imposé de « musique légère », qui va soutenir, appuyer, relever les scènes, les situations, les personnages, dans la joie, l’enthousiasme de la création collective ! Quel plaisir ! Quelle chance ! C’est la musique ! C’est la vie ! 

 

C’est l’Oooopérette Moooonsieur !!!

François Miquel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 C’est qui Quand on est Trois ?

 

PIERRE MÉCHANICK et GILLES BUGEAUD se rencontrent dans les classes de chant lyrique du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Tout en poursuivant chacun leur carrière de chanteur, ils créent ensemble des spectacles, écrivent des sketches, des chansons et signent des mises en scène. EMMANUELLE GOIZÉ, souvent partenaire à la scène, les rejoint pour fonder la compagnie QUAND ON EST TROIS et proposer un théâtre musical original alliant création, répertoire et humour avec les spectacles : 

 

OH-LA-LA OUI OUI, quintette jazz et swing des années folles, J'AI MANGÉ MA FOURCHETTE, cabaret humoristique, LE CHEMIN DES DAMES, itinéraire sentimental et désœuvré d'un soldat à la veille de la première guerre mondiale, CAFÉ ALLAIS, opéra fumiste en douze tableaux monochromes, LE PETIT TRAITÉ DE RENTROZOLOGIE URBAINE, ou l'art de rentrer chez soi, et AZOR, une comédie musicale policière.

 

 

 

 

 

Dernier coup de pédale 

( Extrait )

 

 

CATHERINE

Ah Herbert ! Comment s’est passé la nuit ? 

 

HERBERT 

La serrure de la porte de derrière a été forcée

 

CATHERINE

Quoi ? Mais qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ? 

Quelqu’un a cherché à entrer dans l’établissement ? 

 

HERBERT 

Non, c’est le contraire. Apparemment, quelqu’un a voulu en sortir

 

CATHERINE

Qu’est-ce que vous racontez ? 

 

HERBERT 

La porte a été forcée de l’intérieur. La serrure est abimée, mais elle a tenu le coup

 

  Catherine le regarde. 

 

CATHERINE

Personne n’est sorti alors ? 

 

HERBERT 

En tout cas, pas par la porte

 

CATHERINE

La journée commence et déjà des contrariétés

Je ne sais pas comment je vais faire pour tenir

 

HERBERT 

Mauvaise nuit ? 

 

CATHERINE

Vous plaisantez, je n’ai pas fermé l’œil

J’étais dans mon lit, à suffoquer

Les draps étaient mouillés tellement je transpirais 

Je tournais, me retournais dans tous les sens

Impossible de trouver le sommeil

 

HERBERT apoplectique

Il fallait m’appeler 

Je serai venu

 

  Catherine le regarde. 

 

CATHERINE

Pourquoi faire ? 

 

HERBERT, pris de court

Je ne sais pas, nous aurions fait un scrabble 

 

CATHERINE

Un scrabble ? A trois heures du matin ? 

Non mais Herbert, il y a des fois où je me demande ce que vous avez dans la tête

Un scrabble, c’est totalement ridicule

 

HERBERT 

J’ai dit un scrabble, nous aurions très bien pu faire autre chose 

 

  Elle le regarde, étonnée.

 

CATHERINE

Et quoi donc ? 

 

HERBERT la fixe

Ce que 

vous auriez 

voulu 

qu’on fasse 

 

  Catherine le regarde, circonspecte 

 

CATHERINE

Vous êtes étrange depuis quelque temps, Herbert

Personne ne vous l’a encore fait remarquer ? 

 

HERBERT 

Non

 

CATHERINE

Vous ne semblez pas dans votre état normal 

Hier, vous m’avez littéralement agressée, vous vous rappelez ? 

 

HERBERT 

Moi ? 

 

CATHERINE

Vous voyez bien que vous n’êtes pas dans votre état normal

 

HERBERT 

Agressée ? Moi ? 

 

CATHERINE

Absolument

J’étais en train de vous parler, vous vous êtes jeté sur moi

 

HERBERT 

Vous m’entreteniez de quoi ? 

 

CATHERINE

Eh bien, je ne sais plus

Nous parlions des résidents à l’hôpital

  Elle réfléchit. 

De quoi parlions-nous ? 

Vous m’avez parlé de cette pauvre Geneviève

Je vous ai parlé de Pierre qui veut se rendre sur le rond-Point 

pour voir passer le tour de France !

  Herbert s’approche 

Avec la température prévue aujourd’hui

Il veut voir passer les coureurs du tour 

Plus rien d’autre n’a d’importance !

  Sabine entre. Ils ne la voient pas. 

Quelle folie ! Vous vous rendez compte ?

Le tour de France, Herbert ! Le tour de France !

 

  Herbert la prend dans ses bras et l’embrasse fougueusement.

  Catherine est saisie.

  Baiser interminable. 

 

SABINE

Décidemment 

 

  Herbert et Catherine se détachent brusquement. 

 

CATHERINE

Quoi ? Qu’est-ce que ? Oui ? 

 

SABINE

Excusez-moi si je dérange encore

 

CATHERINE, comme ivre

Ce n’est pas ce que vous croyez, Sabine

 

SABINE

Ce doit être une hallucination 

 

CATHERINE

Croyez-moi, je ne m’y attendais pas du tout

 

SABINE

Vous savez quoi ? 

Je crois que j’ai compris 

 

CATHERINE

S’il vous plait ? 

 

SABINE

Chaque fois que vous dites « Tour de France »

Herbert doit vous galocher, c’est ça ? 

 

  Catherine la regarde.

 

CATHERINE

Oui, Sabine ? 

Vous voulez quelque chose ? 

 

SABINE

Quand vous en avez envie, vous dites simplement « Tour de France » 

et Herbert

alors  

 

  Elle fait des petits coups de menton évocateurs.

 

CATHERINE

Herbert, dites quelque chose !

 

SABINE

Vous dites « Tour de France » et Herbert

Il doit comprendre 

C’est le signal

 

CATHERINE

Herbert !!

 

  Herbert la regarde

 

HERBERT 

C’est vrai ? 

C’est ça ? 

 

CATHERINE

Qu’est-ce que vous racontez ? 

Quelque chose ne va pas chez vous, Herbert

 

HERBERT 

Parce que quand vous dites « Tour de France » je ressens quelque chose

 

SABINE

Ah ! vous voyez ? 

 

CATHERINE

Mais enfin Herbert vous n’allez pas croire une chose pareille ? 

Quand aurions nous mis ça au point, vous pouvez me le dire ? 

Vous êtes fou, Herbert

Cessez ! 

  A Sabine

Qu’est-ce que vous voulez, vous ? Vous avez besoin de quelque chose ? 

 

SABINE

Je voulais prendre des nouvelles des résidents. 

 

CATHERINE

J’ai appelé tôt ce matin, la fille qui m’a répondue ne savait pas

Je vais rappeler l’hôpital de mon bureau 

Allez préparer le petit déjeuner, ça ne va pas se faire tout seul

  Sabine sort.

Quant à vous Herbert, je ne sais pas quoi vous dire 

La chaleur vous bout les sangs, je ne vois que ça

Allez voir si tout va bien, faites votre travail

Je ne veux pas vous voir de la journée

Allez, allez, sortez 

  Herbert sort lentement

Allez, allez, mettez-y un peu plus d’entrain !

  Herbert sort.

Bon. Appeler l’hôpital

  Elle s’apprête à sortir, Geneviève entre 

Ah Geneviève ! Comment allez-vous ce matin ? 

Avez-vous bien dormi ? 

 

GENEVIÈVE

Oui, très bien

 

CATHERINE

Rien de notable ne s’est passé cette nuit ?

 

  Geneviève réfléchit. 

 

GENEVIÈVE

Je ne m’en souviens pas

 

CATHERINE

Oui, évidemment

Asseyez-vous, Sabine va vous apporter le petit déjeuner

 

GENEVIÈVE s’assoit

Je prendrai du thé

 

CATHERINE

Très bien

 

GENEVIÈVE

Et de la brioche

 

CATHERINE

Je ne sais pas s’il y en a, vous verrez ça avec Sabine

Alors Geneviève

 

GENEVIÈVE

Descendre dans un établissement de ce standing et ne pas avoir de brioche 

 

CATHERINE

Vous en avez de temps en temps mais pas tous les jours 

 

GENEVIÈVE

Je vais finir par faire descendre mes bagages et les faire porter au Bristol

Voilà ce qui va se passer

CATHERINE

Ne faites pas ça

On serait trop malheureux de vous voir partir

 

GENEVIÈVE

Pas de Samovar ? 

 

CATHERINE

Non, pas aujourd’hui

 

GENEVIÈVE regarde Catherine

Vous pouvez me dire qui vous êtes exactement ? 

 

CATHERINE

Geneviève

Je voudrais vous poser une question

 

GENEVIÈVE

A propos de la princesse de Pimodan ?

Oui, je l’ai bien connue 

Je peux affirmer que nous étions amies toutes les deux

Avant ce malentendu causé par ce jeune homme entré à son service 

 

CATHERINE

Non, ce n’est pas ça 

 

GENEVIÈVE

Il était d’une beauté…

 

CATHERINE

C’est à propos d’Hector

Vous vous souvenez d’Hector ? 

 

GENEVIÈVE

Un coureur impénitent

J’avoue avoir eu quelques faiblesses pour lui

Mais il se comportait de manière inqualifiable

 

CATHERINE

Vous vous souvenez de la dernière fois où vous l’avez vu ? 

 

GENEVIÈVE

Non

Il m’arrive de confondre les hôtels 

 

CATHERINE

Il semblerait que vous soyez la dernière personne à l’avoir vu

Vous vous souvenez de ce moment ? 

 

GENEVIÈVE

Ma dernière entrevue avec Hector ? Très bien

Il était excité comme un pur-sang prêt pour la saillie, ma chère 

 

CATHERINE

Grand dieu

Pouvez-vous me dire exactement ce qu’il s’est passé ? 

 

  Entre Sabine avec la théière et la cafetière.

 

SABINE

Bonjour Geneviève ! 

 

GENEVIÈVE

Bonjour, ma fille

Appelez-moi madame je vous prie

 

SABINE

Entendu, s’il n’y a que ça pour vous faire plaisir

 

  Elle sert le thé à Geneviève.

 

CATHERINE

Laissez-nous s‘il vous plait

 

SABINE

J’apporte le pain et le beurre 

Herbert n’est pas là ? 

 

CATHERINE agacée

Vous voyez bien que non

 

GENEVIÈVE

Apportez aussi la brioche 

 

SABINE

Y en a pas !

 

  Sabine sort. 

 

GENEVIÈVE à Catherine

Passez-moi le Bristol 

 

CATHERINE

Répondez à ma question, s’il vous plait

 

GENEVIÈVE

Quelle question ? 

 

CATHERINE

Hector ? Quand l’avez-vous vu la dernière fois ? 

 

GENEVIÈVE

Il est venu gratter à ma porte hier soir

 

  Catherine la regarde.

 

CATHERINE

Hector ? Mais Geneviève, ce n’est pas possible 

Vous n’avez pas passée la nuit seule ? 

C’est ce que vous êtes en train de me dire ? 


 

 

 

 

 

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